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Sur le chemin
Au gré des saisons, à la fois autour du “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme” www.chemin-europe-memoire.org et sur ce chemin, diverses manifestations inscrivent dans le quotidien la permanence de ce projet européen inauguré le 10 juin 2006:
- 16 octobre 2011:
La “Pierre de la Mémoire”, à la cote 1002, est le point culminant du CHEMIN DE LA MEMOIRE ET DES DROITS DE L’HOMME. Elle se situait à mi-parcours de la randonnée ensoleillée du dimanche 16 octobre 2011.
Départ de la randonnée: gare de ROTHAU, à 9h précises.
Retour vers 17h, à la gare de ROTHAU.
Marche d’environ 5 heures, 14 km sans difficultés particulières, dénivelé de près de 500 m.
3 bonnes heures de marche depuis la gare de ROTHAU jusqu’à ce point culminant de la cote 1002 ont permis de lire des témoignages d’anciens déportés du camp de Natzweiler-Struthof – témoignages recueillis par les élèves du Collège Frison-Roche de La Broque et présentés sur 7 pupitres d’information qui émaillent la montée depuis le lieu d’arrivée des convois de déportés jusqu’au site de l’ancien camp de concentration.
www.col-frison-roche-la-broque.ac-strasbourg.fr/chemin_memoire/table.html
Ensuite, par le Champ du Messin la montée s’est faite plus facile jusqu’à l’installation symbolique de la Pierre de la Mémoire: blocs de granit rose (de la Grande Carrière) et de granit gris (en référence au Dr Adélaïde Hautval, médecin originaire du Hohwald, résistante, déportée en raison de sa solidarité avec une famille juive maltraitée sur un quai de gare). Deux panneaux blancs soulignent l’importance primordiale de la connaissance historique et de l’engagement citoyen.
- 8 octobre 2011 :
PROGRAMME du SEMINAIRE EUROPEEN 2011
6 octobre au Conseil de l’Europe:
Site du Conseil de l’Europe: www.coe.int
Après l’exposé de Fabienne REGARD, échanges sur le thème: “Transmission de la mémoire de l’Holocauste et prévention des crimes contre l’humanité: une approche transversale”
En savoir plus: www.coe.int/holocaust
8 octobre dans les locaux du CIDH:
“CONFERENCE DE WANNSEE,
20 JANVIER 1942, PLANIFICATION D’UN GENOCIDE”9h30: Accueil
10h: Ouverture par Mme Renée WEBER présidente du CIDH
Allocution de M. Marcel BAUER Maire et Conseiller général
M. Jean-Michel ROTH de l’AFMD 67 présente la journée
www.afmd.asso.fr10h15: M. Norbert KAMPE Directeur de la maison de la Conférence de Wannsee à Berlin et Mme Lore KLEIBER, Pédagogue.
La maison de la Conférence de Wannsee et ses trois secteurs:
- L’exposition permanente : la genèse et les conséquences sur
l’histoire de la maison : le processus de la ségrégation, de la
persécution et de l’exécution des juifs en Europe. - Le service pédagogique propose des journées d’étude et des
séminaires dans le cadre de la formation politique scolaire ou
extrascolaire. Orientation de la pédagogie de la Maison de Wannsee - Dans la médiathèque se trouve de la littérature scientifique de
base, des écrits pédagogiques, des ouvrages littéraires et des
témoignages qui portent sur le national-socialisme, l’histoire
juive, l’antisémitisme, le racisme et le néo-nazisme.
En savoir plus: www.ghwk.de
12h: Mme Frédérique NEAU-DUFOUR du CERD (Centre Européen du Résistant Déporté) du Struthof :
La pédagogie appliquée du CERD : actualité – difficultés – avenir
En savoir plus: www.struthof.fr
14h30: M. Ward ADRIAENS, Directeur du Musée Juif de la Déportation
et de la Résistance/ Kazerne Dossin (Belgique):
Ward ADRIAENS, Directeur du Musée Juif de la Déportation et de la Résistance, Kazerne Dossin, Belgique« Le projet Kazerne Dossin, Mémorial, Musée et Centre de
Documentation sur l’Holocauste et les Droits de l’Homme ».
16h: Mme Odile REMY, Directeur Adjoint du Musée Juif de la
Déportation et de la Résistance/ Kazerne Dossin :« Kazerne Dossin dans le paysage pédagogique en Belgique »
En savoir plus: www.herinneringseducatie.be17h: M. Laurent LAROSCH, Historien luxembourgeois :
– Les diverses formes de génocide. – La question de la transmission du savoir et plus
particulièrement du savoir historique. – Le travail de mémoire indispensable à la culture générale.
18h: Synthèse de la journée par Mme Arlette HASSELBACH Présidente
de l’AFMD 68
Remerciements et clôture par Mme Renée WEBER
- 9 juin 2011 au CIDH:
Projection du court-métrage de J-M Fawer “Chemin de la mémopire et des droits de l’homme”
- 3 juin 2011 à RASTATT
Au cours de l’assemblée générale de la “Erinnerungsstätte für die Freiheitsbewegungen in der deutschen Geschichte” M. Müller-Wirth, secrétaire exécutif bénévole de l’association de Rastatt pendant dix ans, fut honoré à l’occasion de ses 80 ans et nommé membre d’Honneur. Une délégation de Sélestat se rendit à Rastatt à cette occasion: Gérard Hazemann, Agnès Engel et Lucienne Schmitt, les deux dernières étant adhérentes aux deux associations (tout comme d’ailleurs M. Müller-Wirth).
- 27 mai – 10 juin 2011: préparation d’un mémoire sur le rapprochement franco-allemand par une jeune étudiante allemande de l’université de Constance:
“Die deutsch-französische Annäherung
auf zivilgesellschaftlicher Ebene
Eine explorative Fallstudie zum Engagement des Centre International d’Initiation aux Droits de l’Homme”
Masterarbeit
vorgelegt von
Johnen, Caroline
- 3 décembre 2010 à RASTATT :
Hommage à Gerlinde Hämmerle par l’association pour la promotion du lieu de mémoire des combats pour la liberté dans l’histoire allemande (Förderverein Erinnerungsstätte für die Freiheitsbewegungen in der deutschen Geschichte). www.erinnerungsstaette-rastatt.de
Comme le savent nombre d’adhérents du Cidh, c’est au château de Rastatt (Herrenstrasse) que se trouve le Musée voulu par le Président Gustav Heinemann, dédié aux efforts du peuple allemand pendant des siècles pour devenir, longtemps sans succès, une démocratie. Ce lieu est également le siège de l’association et organise des visites guidées du remarquable Musée (dont le catalogue se trouve à la bibliothèque du CIDH).
Gerlinde Hämmerle a assuré pendant 15 ans la présidence de l’association et des visites guidées extraordinaires. Mais elle est surtout une éminente personnalité politique. Historienne, ancienne députée au Bundestag, elle était Présidente de Région jusqu’à cette année. La soirée fut à la hauteur de cette femme exceptionnelle, érudite, efficace et chaleureuse. Des personnalités politiques de tous rangs prononcèrent son hommage, le cercle des adhérents était nombreux. Discours, cadeaux et fleurs furent reçus avec simplicité et humour. Un très jeune pianiste originaire de Rastatt fit des prestations saisissantes et un excellent vin de la région, nommé « sang des tyrans » rappela avec malice les événements de la Révolution de 1848-1849 à Rastatt et Frankfurt, dont l’un des initiateurs, Johann Georg August Wirth était l’ancêtre de notre ami et adhérent du CIDH, Dr.Christof Müller-Wirth, longtemps secrétaire général de l’association, lui aussi à l’honneur ce soir. Rappelons que le Lieu de Mémoire fait partie du chemin de la Mémoire et des Droits de l’homme créé par le CIDH. www.chemin-europe-memoire.org
Ont participé: Agnès Engel, Henri Schlecht, Lucienne Schmitt C.R.:L. Schmitt. - 27 novembre 2010 à Strasbourg
L’Académie des Marches de l’Est honore du “Prix Europe” Alain Duhamel, journaliste politique et essayiste, au cours de sa Séance Plénière d’Automne.
A l’issue de la cérémonie Lucienne Schmitt s’entretient avec Alain DUHAMEL et lui remet le dépliant du CHEMIN.
La séance s’est déroulée en présence de Madame le Professeur Emérite Agnès ACKER, astrophysicienne, fondatrice du Planétarium de Strasbourg, qui a exposé de façon claire et illustrée “La quête de nos origines cosmiques”.
La laudatio a été prononcée par Monsieur Dominique JUNG, rédacteur en chef des Dernières Nouvelles d’Alsace avant la conférence prononcée par Alain Duhamel dont le titre était “La France et l’Europe”.
Trois intermèdes musicaux ont ponctué les différentes étapes de cette cérémonie: Daniel Spiegelberg, soliste renommé, originaire de Colmar, a interprété tout en finesse des oeuvres de Migot, Chopin et Schumann.
- Juin, juillet, août 2010
Dans les locaux du CIDH, 16 B Place du Marché-aux-Choux, à SELESTAT l’exposition présente les 19 sites du “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme” en 21 panneaux, complétés par l’album de l’inauguration du CHEMIN ainsi que des livres sur le sujet. Sur demande, projection du court-métrage (41 mn) réalisé par J-M. Fawer.
- 17-18 avril 2010
RAVENSBRÜCK: 65 ans après la libération du camp de Ravensbrück.
Intervention d’Elisabeth Jäger.
Lisel Jäger est née en 1924 à Vienne en Autriche. Etudiante communiste elle fut arrêtée en 1941 et passa 4 ans au camp de Ravensbrück. Lors des festivités du souvenir, elle apporta son témoignage. Elle nous fit la gentillesse de nous transmettre son texte. Le voici dans sa version française:
Chères et chers camarades, chers amis, Mesdames et Messieurs,
Il y a aujourd’hui, presque jour pour jour 65 ans déjà que, le 28 Avril 1945, j’ai été envoyée brutalement – comme toutes les détenues du camp de concentration de Ravensbrück en état de marcher – à la marche de la mort. J’avais alors 20 ans et cela faisait 4 longues années déjà que j’étais emprisonnée. Comme nous pressentions ce qui nous attendait, mes camarades et moi avions décidé de saisir la première occasion d’évasion qui se présenterait. Ce qui réussit. Nous nous cachâmes et dans la matinée du 1er Mai nous avons effectivement vécu notre libération. Sans le moindre caractère festif. Un officier soviétique nous ayant découvertes nous a dit que nous pouvions maintenant rentrer chez nous. Mais où donc devions-nous aller? Le pays était encore en guerre, les malades étaient restées dans le camp. Nous avons naturellement décidé de retourner au camp.
Jamais je n’oublierai l’immense sentiment de bonheur que j’ai éprouvé quand nous arrivâmes au camp, où flottait, sur le portail à présent grand ouvert – sur fond d’un ciel intensément bleu – un drapeau rouge. Nous étions libres ! Nous commencions à ressentir notre liberté !
Jusqu’à ce jour j’éprouve une reconnaissance infinie à l’égard des soldats de l’Armée Rouge qui nous ont libérées, nous procurèrent en premier lieu de la nourriture et nous ont prodigué des soins médicaux.
Au total ma mère, mon frère Bruno et moi avons dû passer 11 ans en détention, parce que, en tant que membres d’un groupe de jeunes Autrichiens étudiants, ouvriers et employés, nous voulions, au moyen de tracts et de petits journaux de notre fabrication, mobiliser les Viennois contre l’annexion de l’Autriche, contre la guerre et le délire raciste de l’Allemagne hitlérienne. Bruno, comme tant de membres de notre groupe âgés tout au plus de 23 ans, fut guillotiné. Le nombre de victimes en Europe et au-delà est connu et, espérons-le, ne sera jamais oublié.
Celui qui tente aujourd’hui encore – ou devrais-je dire aujourd’hui à nouveau – de minimiser ces crimes et leur étendue, se rend coupable. Coupable non seulement envers ceux qui se sont élevés courageusement contre délire et persécutions racistes, contre guerre et crimes fascistes, coupable non seulement envers ces millions d’hommes assassinés de façon bestiale, mais coupable aussi à l’égard des générations futures.
Je me fais de gros soucis quand d’aucun aujourd’hui relativise ces crimes détournant l’attention sur les victimes de l’autre camp au moment même où on leur rappelle le souvenir des victimes de leur propre camp. Chaque victime – de quelque côté qu’elle fût – était de trop.
Si nous voulons éviter qu’à nouveau des innocents aient à souffrir ou paient du prix de leurs vies nous ne devons pas tolérer que soit mis au même niveau ce qui n’est pas de même niveau. Alors il nous incombe, toujours à nouveau – pour chaque génération montante – de mettre en évidence les causes et les buts de cette campagne de pillage et de destruction de l’Allemagne à travers toute l’Europe, et d’expliquer les mécanismes sur la base desquels quelques uns sont devenus des profiteurs de guerre, un si grand nombre en a été victime – et trop de personnes aussi sont devenues des collaborateurs voire même des criminels.
Pour moi une seule conclusion s’impose: Les guerres doivent être empêchées. Ce qui évite également les atrocités à l’égard de la population civile!
L’on parle si souvent des victimes dont on commémore le souvenir. Moi aussi j’ai employé aujourd’hui, à plusieurs reprises, le terme de « victime ». Mais de cette façon on ne rend pas totalement justice aux filles et femmes de Ravensbrück.
Oui, nous étions victimes d’une machinerie de mort et un grand, un très grand nombre d’entre nous n’a pas survécu à ce camp. Mais nous ne devrions pas réduire exclusivement les nombreuses détenues au statut de victime car, en fait, bon nombre d’entre elles furent internées dans ce camp après avoir fait de la résistance contre le régime de Hitler. Cette résistance était multiple et variée, et traversait toutes les couches de la population – des adeptes de toutes les religions et orientations religieuses étaient représentées, des membres de nombreux partis et autres formations politiques – et traversait presque toutes les nations d’Europe.
Dans le camp-même se manifestaient également des formes de résistance. On se le représente difficilement, ici et aujourd’hui, mais la résistance commençait souvent déjà dans le simple fait de rester un être humain, avec son coeur et son entendement, le fait de ne pas se laisser réduire à un numéro, de ne pas devenir l’ennemi du codétenu. Chaque petit acte de soutien, chaque signe de solidarité étaient eux aussi de la résistance.
Parfois un simple regard de compassion a seul donné la force de continuer à vivre. La détenue affectée à la cuisine qui mettait dans la soupe des détenues les rations de matière grasse destinées aux surveillantes était non seulement solidaire mais courageuse. Les femmes qui attribuaient les numéros des défuntes de la nuit à des vivantes pour préserver celles-ci du transport (vers la chambre à gaz n.d.l.t.) ont risqué plus d’une fois leur vie pour aider d’autres à survivre. On ne peut souligner assez leur courage. Les détenues médecins ou infirmières ont sauvé ainsi la vie de nombreuses malades.
Beaucoup se sont surpassées quand il s’est agi, en hiver 1944, d’organiser une fête de Noël pour des enfants du camp. Pour ce, beaucoup d’entre elles ont offert aux enfants une partie de leur maigre ration de pain, et même des cadeaux furent confectionnés. Vous auriez dû voir les yeux de ces enfants !
C’est pourquoi j’ai une prière à vous adresser : N’évoquez pas la mémoire de ces femmes uniquement en tant que victimes. Commémorez et honorez aussi leur courage, leur solidarité et leur volonté de survie. Ravensbrück n’est pas seulement un lieu de mort, Ravensbrück est également un lieu de résistance et de solidarité avec les faibles, qui devinrent fortes de cette manière.
Ravensbrück, lieu de commémoration, deviendra à l’avenir, c’est ainsi que je me le représente et le souhaite, plus encore un lieu d’apprentissage et de réflexion. Je trouve très encourageant qu’il y ait un concept pédagogique spécial pour le travail avec les jeunes et je souhaite que ce travail puisse se poursuivre pendant de très nombreuses années. La question qui exige une réponse nouvelle chaque jour est la suivante: Que peuvent-ils apprendre et emporter pour la vie? Plus difficile encore est de savoir comment atteindre ceux qui ne trouvent pas le chemin qui les mènerait ici. Car les jeunes ne sont « pas responsables de ce qui est arrivé. Mais ils le sont pour que cela ne se reproduise plus ». *
Aux responsables de leur prise en charge je souhaite persévérance, ténacité et nombre de bonnes idées ainsi que la poursuite de l’indispensable soutien du gouvernement de la Région.
Ceci était un discours très politique, je le sais. Mais – je vous le demande – comment peut-on commémorer et – avant tout – que peut-on faire savoir aux générations futures, si on ne situe pas l’action des hommes de cette époque dans le contexte de l’Etat fasciste et de la guerre qu’il a fomentée ? Que doivent apprendre les descendants, sinon les arrière-plans et les contextes?
Tristesse et émotion sont un bon début pour le « vouloir comprendre ». Ne pas refuser de regarder et d’écouter, quand une idéologie fasciste s’exprime à nouveau; se forger une opinion personnelle et l’exprimer, faire preuve de courage civil – ce sont là des pas importants et décisifs. Quand des visites à Ravensbrück et d’autres anciens camps de concentration mènent à des connaissances et activités appropriées, alors j’envisage l’avenir sans crainte.
Merci de votre attention ! 12 Avril 2010*d’après Max MANNHEIMER (survivant de Theresienstadt, Auschwitz, Dachau)
Texte traduit de l’allemand par Lucienne SCHMITT.
- 21 novembre 2009
L’Académie des Marches de l’Est honore du “Prix Europe” le Premier Ministre du Luxembourg, M. Jean-Claude Juncker. Ce défenseur de l’Europe, né en 1954, a des liens très forts avec Strasbourg : il y a fait, entre autres, des études de droit. Aussi était-ce le Professeur Jean WALINE qui a prononcé la laudatio, y retraçant son parcours politique exemplaire en soulignant la sincérité, la vérité de son langage qui tient de l’art du compromis, non de la compromission.
Puis, dans son bref exposé intitulé « L’Europe et les défis globaux », le Premier Ministre a esquissé les grandes performances de l’Europe qui lui permettent de se positionner dans le monde, de regarder les autres et de poursuivre la volonté de ce programme politique du « Plus jamais la guerre » en tant que détentrice d’un héritage pacifique qui a nécessité grand courage, pour que les Droits de l’Homme soient non seulement déclinés, honorés mais aussi respectés – et ceci grâce au Conseil de l’Europe, véritable « machine à construire la démocratie » avec patience et détermination.
A l’issue de la cérémonie Lucienne Schmitt s’entretient avec les différentes personnalités et leur remet le dépliant du CHEMIN.
- 16 octobre 2009
Guebwiller: Inauguration de l’exposition “Les camps d’internement du Loiret”.
Autour de cette exposition, les journées « Histoire et Mémoire » à Guebwiller proposaient des conférences, des concerts (dont une soirée de musique tsigane), un film, des témoignages et des débats ainsi que des expositions annexes: – Le camp nazi de Natzweiler-Struthof. – René Cassin et les Droits Universels de l’Homme. – Adélaïde Hautval : Juste parmi les Nations.( Cercle Adélaïde Hautval) – Association pour la Promotion des Populations d’Origine Nomade en Alsace (APPONA) – Association des amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD 68)
- 10 octobre 2009
Séminaire européen: “RAVENSBRÜCK 1939-1945 : FEMMES ET ENFANTS DANS LE SYSTEME CONCENTRATIONNAIRE NAZI. 2009: QUELLE PEDAGOGIE DE LA MEMOIRE?”
Grand témoin : Madame Marie-José CHOMBART de LAUWE, ancienne déportée, Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
Lors de cette journée, sont intervenus en particulier :
Dr Insa ESCHEBACH, Directrice du Mémorial de Ravensbrück: ” Historique du camp et du Mémorial de Ravensbrück. Quel futur pour le Mémorial?”
Matthias HEYL, Responsable pédagogique du Mémorial de Ravensbrück: “La pédagogie de la Mémoire à Ravensbrück.”Marie-Jo CHOMBART de LAUWE, Résistante déportée à Ravensbrück, Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation: ” Engagement dans la Résistance. Déportation et vie au camp. Les expérimentations médicales. La résistance dans le camp. Libération et retour.”
Gérard HAZEMANN Maire honoraire du Hohwald :
“HAÏDI HAUTVAL, une femme médecin au camp de RAVENSBRÜCK”, après une introduction et un hommage rendu par Génia OBOEUF (de Nevers). Madame Oboeuf a été soignée au block 10 d’Auschwitz par le Docteur Adélaïde Hautval.
Cette journée nous a permis de rencontrer également Jeanne WELZER, déportée à Ravensbrück de juillet 1944 jusqu’au 30 avril 1945.
Tous renseignements au 03 88 92 94 72, du mardi au vendredi de 9h30 à 12h et de 13h30 à 17h30.
- 27 septembre 2009
Le 4e Rallye des Amis du Mémorial de l’Alsace-Moselle avait comme point de départ Sélestat, riche en découvertes et rencontres pour les 27 équipages du jour. Le CIDH était l’un des lieux à découvrir lors d’une première étape pédestre avant de se lancer, en voiture, sur les routes sinueuses en se laissant guider par les énigmes à résoudre ici et là, à Châtenois, Thanvillé, Saint-Maurice, Neuve-Eglise, Villé, Saint-Martin, Triembach, Maisonsgoutte, Steige, Ranrupt, Colroy-la-Roche, Rothau.
- 10 juin 2009
Dévoilement de la Plaque sur le site du Tunnel Maurice-Lemaire à Sainte-Croix-aux-Mines.
La plaque du “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme” a été dévoilée mercredi soir, 10 juin 2009 à 18h30, sur le parking surplombant l’entrée du tunnel Maurice-Lemaire, à Sainte-Croix-aux-Mines. Exactement trois ans après l’inauguration de l’ensemble du Chemin. En effet il a fallu attendre la fin du chantier du tunnel pour pouvoir poser cette plaque à l’entrée de l’ouvrage.
Cérémonie émouvante présidée par Agnès Henrichs, maire de Sainte-Croix-aux-Mines, et Renée Weber, présidente du Centre International d’Initiation aux Droits de l’Homme (CIDH), en présence de Christian Chaton, conseiller général, de Jean-Luc Fréchard, président de la communauté de communes, de Claude Abel, maire de Sainte-Marie-aux-Mines, de nombreux élus, des associations patriotiques et leur porte drapeau et des membres de la société d’histoire.
- 16 mars 2009
“Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui”
Inauguration de l’exposition à 11h30 au CERD (Centre européen du résistant déporté- Site de l’ancien camp de Natzweiler – Route départemantale 130 – Natzwiller dans le Bas-Rhin)
www.http://annefrank.cidem.org/documents/dosier_presse_anne_frank_cerd.pdf
- 4 et 5 février 2009
Rencontres organisées à Strasbourg ( au Conseil de l’Europe et à l’Inspection Académique), dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation :“Enfants et adolescents dans le système concentrationnaire nazi”.
www.coe.int
Dialogues, témoignages d’anciens déportés (Marie-José Chombart de Lauwe, Serge Zachayus, Albert Montal et Bertrand Herz le 4 février; et aussi Hubert France et Joseph Lantz le 5 février), ateliers pédagogiques… le 4 février au Conseil de l’Europe, le 5 février à l’Inspection Académique.
Et du 10 mars au 9 avril 2009
www.struthof.fr
au Centre européen du résistant déporté:
“Anne Frank, une histoire d’aujourd’hui”,
une exposition de la Maison Anne Frank (NL), présentée par l’association Civisme et Démocratie – CIDEM, dans le cadre d’un projet d’éducation à la citoyenneté.
Contact: Ligue de l’Enseignement du Haut-Rhin 03 89 45 98 56
- 29 novembre 2008
Remise du Prix Europe de l’Académie des Marches de l’Est à Madame Simone Veil.
A l’issue de cette cérémonie, Lucienne Schmitt s’est entretenue avec Madame Veil. Elle lui a remis, avec le dépliant du “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme”, la traduction allemande de “Médecine et crimes contre l’humanité” d’Adélaïde Hautval, ouvrage paru en septembre (Voir alinéa Septembre 2008, ci dessous).
www.cidh.net/cidh/Actu/89/
- 3,4,5 novembre 2008
Séminaire à Osthofen (Allemagne) Landeszentrale für politische Bildung, Dokumentationszentrum, Gedenkstätte KZ Osthofen:
« Comparaisons et échanges sur les méthodes pédagogiques
concernant les mémoriaux en France, Belgique et Allemagne »
www.rhein-neckar-industriekultur.de/objekte/19/Gedenkstaette-KZ-Osthofen-ehemals-Papier-und-Moebelfabrik .html
www.projektosthofen-gedenkstaette.de
- Octobre 2008
Journées Adélaïde HAUTVAL à Guebwiller
pour le 20e anniversaire de la disparition d’Adélaïde HAAS-HAUTVAL (01.01. 1906 -12.12. 1988).
Trois journées ont été organisées par le Cercle Adélaïde Hautval pour rendre hommage à la courageuse femme médecin psychiatre, déportée résistante, issue d’une famille originaire de Guebwiller:
-Trois expositions
-Débats et rencontres-témoignages avec d’anciens déportés et résistants
-Ateliers pédagogiques
-Concert-lecture (par la Compagnie “L’indocile”) autour du livre “Médecine et Crimes contre l’humanité” d’Adélaïde Hautval.
-Projection du film “Und dann kommen die Touristen” (Robert Thalheim, 2007)
Voir les articles de presse:
-dans le journal “L’ALSACE” (Guebwiller), éditions du mardi 7 octobre, lundi 13 octobre et mardi 14 octobre 2008.
-dans “Les Dernières Nouvelles d’Alsace”, édition du vendredi 10 octobre 2008.
- Septembre 2008
Parution de la traduction allemande de “Médecine et crimes contre l’humanité”, d’Adélaïde HAUTVAL, à l’instigation de Florence HERVE, dans une traduction de Hermann UNTERHINNINGHOFEN et éditée au Karl DIETZ Verlag à Berlin.
L’originalité de cette publication réside dans sa conception et dans sa construction. (Voir la note de lecture, rubrique “Présentation”, “La bibliothèque”, “Nouvellement sur nos rayons”):
www.cidh.net/cidh/Presentation/93/
Et aussi, dans la description de notre présent lieu de ressources à SELESTAT:
www.cidh.net/cidh/Actu/92/
- 14 mai 2008
Visite guidée du KL Natzveiler
Récent événement au Struthof: Concert, jeudi 29 mai 2008 à 18h: “To be certain of the dawn” (“La promesse de l’aube”), un oratorio présenté par 180 choristes et musiciens venus des Etats Unis. Voir détails et dossier de presse sur le site: www.struthof.fr
- 6 mai 2008
Evocation de la figure marquante d’Adélaïde Hautval, replacée dans ce Hohwald qui l’a vu naître, berceau de sa famille, au coeur de la forêt vosgienne qui faisait l’objet de l’émission télévisée allemande “Fahr mal hin”: “Geheimnis Vogesenwald”.
- 10 avril 2008
Par une journée grise et humide soixante collégiens de La Bresse (département des Vosges) ont visité le centre de ressources du CIDH avec sa bibliothèque de la Mémoire. Un court diaporama leur a présenté le “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme”.
- 8 décembre 2007
Collecte pour le Téléthon le long d’un itinéraire menant du Hohwald (fontaine Haïdi Hautval) jusqu’à Sélestat (CIDH).
- 1er décembre 2007
Séminaire : “Mémoire de la Déportation: éclairages multiples, responsabilités nouvelles”
Conjointement organisé par le CIDH et l’AFMD, il s’est interrogé sur les multiples techniques pédagogiques à utiliser pour la transmission de la Mémoire.
A cette occasion, la salle d’exposition du CIDH proposait un des moyens possibles, à savoir le “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme”.
Détails dans la rubrique “Actualités”. Par ailleurs le compte-rendu est disponible in extenso sur simple demande, ou en résumé dans La Luciole n° 7.
- 20, 21, 22 octobre 2007
Manifestation à la Villa Fleck, Ingersheim (Haut-Rhin): “Le Chemin de la Mémoire”
Dans le cadre de l’opération Mémoire et Citoyenneté, organisée par le Département du Haut-Rhin, l’exposition « Le procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal militaire international de Nüremberg » s’est tenue dans le hall de l’Hôtel du Département jusqu’au 26 octobre. Conférence et témoignages ont étayé la réflexion sur le sujet.
A la Villa Fleck, Ingersheim:
Exposition photoreportage sur le camp du Struthof, réalisée par des élèves du Lycée de Wintzenheim , échanges, expositions Haïdi Hautval (Conseil Général et CIDH), présentation de films, concert de musique Yiddish par les Homentaschn, témoignages d’élèves après un voyage à Auschwitz dans le cadre d’un échange scolaire, visite de Marie-José Chombard de Lawe, résistante et déportée à Ravensbrück, et de Pierre Jautée, historien.
Gérard Cronenberger avait invité pour l’occasion son homologue de la ville jumelée d’Ingersheim en Allemagne.
- 15 octobre 2007
Venus de Finlande, Aila et Mauri Saarinen ont désiré être guidés sur le Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme. C’est ainsi qu’ils ont consacré la journée du 15 octobre à la visite de 3 des 19 sites du Chemin: le site du KL Natzweiler-Struthof (le Centre Européen du Résistant Déporté et le musée du camp), la Pierre de la Mémoire à la Cote 1002, et la fontaine Haïdi Hautval au Hohwald.
- 7 octobre 2007
Participation au 2e grand rallye du Mémorial de l’Alsace-Moselle. L’équipe du CIDH s’est classée 2e sur les 22 partantes.
- 23 septembre 2007
Exploration d’une partie de la section pédestre du Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme:
Lors de leur rencontre annuelle, le Club Vosgien de Molsheim/Mutzig et le Schwarzwaldverein d’Appenweier ont cheminé ensemble à partir de la Rothlach. Au Hohwald ils ont découvert la fontaine érigée en hommage à Adélaïde Hautval (1906-1988), originaire du Hohwald, médecin résistant, déportée par solidarité à Auschwitz et Ravensbrück.
Puis, par le GR5, en passant par la cascade du Hohwald et la Vieille Métairie, ils ont grimpé jusqu’à la cote 1002 où ils se sont arrêtés à l’ombre de la Pierre de la Mémoire.
Pour ces 48 marcheurs venus des deux côtés du Rhin, marcher ensemble sur ce sol, qui a connu tant de malheurs, a rendu plus évidente encore la nécéssité de telles actions pour ré-affirmer le “plus jamais ça!”, selon les mots du responsable de l’association allemande.
C’est précisément cette détermination qu’exprime symboliquement la Pierre de la Mémoire, ce mononolithe de granit gris de près de 10 tonnes érigé sur le point culminant du Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme. Se dressant auprès d’un groupe de rochers de granit rose issus de la carrière du Struthof, il semble guider la réflexion entre passé et futur:
“Toi qui marches sur le sentier, libre et sans crainte, entends le message des pierres, mets-toi debout, deviens sentinelle, oeuvre à ce que, plus jamais, le vent dans les branches ne soit étouffé par la plainte des opprimés.”
- 30 juin 2007
Plus d’une cinquantaine de membres du Club Vosgien de Schirmeck ont été accueillis par le CIDH au Hohwald, devant la Fontaine Haïdi Hautval, avec les premiers rayons de soleil de cette matinée dominicale. Ils ont ainsi découvert toute l’étendue de la partie pédestre du Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme. Accompagnés des passeurs Ernestine Charlier et Edmond Marchal, ces randonneurs du jour ont été impressionnés par les multiples témoignages de résistance et ont adhéré à l’hommage fleuri déposé au pied de la fontaine. Après l’échange amical autour d’une brioche matinale, le dépliant du Chemin, distribué par les membres du CIDH, leur a permis de consolider la vue d’ensemble de cette belle réalisation franco-allemande – qui va de Sainte-Croix-aux-Mines, dans le Haut-Rhin, jusqu’à Rastatt, en Allemagne.
- 10 juin 2007
Pique-nique citoyen à la Cote 1002
- 23 novembre 2006
Des rosiers pour les résistants assassinésUn rosier blanc et un rosier rouge.
Blanc, en souvenir des résistants allemands du groupe de La Rose Blanche.
Rouge, pour rappeler la force du courage malgré le sang versé.C’est dans cet esprit que des élèves du Lycée Einstein de Kehl ont planté ces rosiers sous le pont de l’Europe, au pied de la plaque commémorant l’assassinat, par la Gestapo en fuite, de 9 hommes du Réseau Alliance, le jour même où Strasbourg était libérée, c’est-à-dire le 23 novembre 1944.
Et c’est ainsi que l’idée émise par Helga Schmidt 6 mois plus tôt, lors de la fixation de la plaque du “Chemin” sur la pile du pont, le 19 mai, a rapidement été concrétisée par la municipalité de Kehl.Plantation et commémoration répondent à une même volonté d’aller de l’avant. Volonté qu’illustrent aussi ces lectures faites, en allemand et en français, par les lycéens en présence de Günther Petry, maire de Kehl, d’Ulrike Frankenstein, leur proviseur et de Helga Schmidt leur professeur.
Volonté aussi de transposer dans notre quotidien les leçons de l’Histoire, par cette lecture du poème de Martin Niemöller:Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait plus personne pour protester.
- 22 octobre 2006
Visite à la Fontaine Haïdi Hautval par le Club “41”Le Club “41” de la région de SELESTAT (anciens de la TABLE RONDE), fort d’une quinzaine de membres et emmené par son président, Monsieur Daniel WALTER (chef d’agence des D.N.A de Colmar), avait manifesté le souhait de se rendre sur les lieux qui ont vu naître Adélaïde HAUTVAL (1906-1988) le 1er janvier 1906.
La rencontre a eu lieu au HOHWALD à 10 heures, devant la fontaine Haïdi Hautval, Cette fontaine, baptisée en l’honneur de cette résistante au nazisme, est située à la sortie de la commune, vers le col du Kreutzweg.Invité à cette occasion, Monsieur HAZEMANN, maire du HOHWALD, a prononcé le mot d’accueil et a présenté Haïdi HAUTVAL à l’assistance, en narrant les circonstances de son arrestation en gare de BOURGES alors qu’elle prenait la défense d’un groupe de juifs maltraités. Cette prise de position – qu’elle n’a jamais voulu renier – l’a menée des camps de détention et d’emprisonnement jusqu’aux camps de concentration d’Auschwitz et de Ravensbrück.
Le groupe avait déjà préalablement été informé sur la personnalité de la résistante, mais a été impressionné par les tragiques conséquences de ce simple geste de courage et d’humanité manifesté par le Dr HAUTVAL.
“Pense et agis selon les eaux claires de ton être” est la devise apposée sur les pierres de la fontaine. Elle est traduite en 10 langues, en souvenir des nombreuses femmes, co-détenues, avec qui le Dr Hautval a, envers et contre tout, lutté pour survivre.
Cette fontaine est un des neuf lieux de mémoire situés sur la partie pédestre du “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme” – chemin qui a été inauguré le 10 juin 2006 à Rothau. Chaque participant s’est vu remettre la plaquette éditée par le CIDH à l’occasion de la création de cet itinéraire transfrontalier, menant de Sainte-Croix-aux-Mines jusqu’à Rastatt, en Allemagne.
Henri Schlecht
- 9 septembre 2006
Présentation du “Chemin”, en diaporama, devant le jury de la Fondation Alsace. Le projet figurait parmi les 8 sélectionnés sur une centaine de projets en compétition.
- 10 juin 2006
Inauguration du “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme” à Rothau.
Site du Chemin www.chemin-europe-memoire.org
Le Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme est un projet porté par le Centre International d’Initiation aux Droits de l’Homme de Sélestat, avec la participation de l’Union Européenne,

et placé sous le patronage de Mr. Adrien ZELLER, Président de la Région Alsace.
Il répond à l’appel à propositions européen dans le cadre des actions visant LA PROTECTION ET LA COMMEMORATION DE SITES ET ARCHIVES AYANT UN LIEN AVEC LA DEPORTATION.
Une BIBLIOTHEQUE SPECIALISEE, un DEPLIANT trilingue, un SITE INERNET www.chemin-europe-memoire.org , ainsi qu’un COURT-METRAGE sont disponibles sur ce sujet et présentent les 19 LIEUX retenus.
Ce “Chemin” tisse des liens des deux côtés du Rhin entre, d’une part des LIEUX DE MEMOIRE et d’autre part des LIEUX DE RESSOURCES. Ils gravitent tous autour de l’histoire de notre région pendant cette période tourmentée de la 2e guerre mondiale. 19 sites ont été retenus comme témoins non seulement de la barbarie, mais aussi de la dignité humaine. Ils permettent un regard pluriel sur la période du national-socialisme en la présentant sous tous ses différents aspects, en confrontant les réalités du passé et les atouts d’un avenir fondé sur la connaissance des valeurs des textes européens et universels nés à la suite de ces événements tragiques. Ils sont aussi porteurs d’espoir par ce lent cheminement vers la clairvoyance et l’engagement citoyen.
Ce chemin comprend une PARTIE PEDESTRE balisée entre Schirmeck, Rothau et Le Hohwald et permet une préparation et une compréhension plus profonde du site du Struthof. Puis une marche libératrice symbolique conduit vers la fontaine Haïdi Hautval (1906-1988), originaire du Hohwald, médecin résistant, déportée par idéalisme à Auschwitz et Ravensbrück. Sur un des points culminants de cette 2e partie du sentier la “Pierre de la Mémoire” se souvient et incite à la vigilance.
La PARTIE ROUTIERE par Sélestat, Sainte-Croix-aux-Mines, Rosenwiller, Strasbourg, Kehl et Rastatt renforce cette dualité de l’histoire avec ses bourreaux et ses héros, et en propose une vision et une analyse solides, avec en début et en fin de parcours les centres pédagogiques de ressources de Sélestat et de Rastatt, l’un spécialisé sur les dérives des idéologies politiques, l’autre consacré aux mouvements pour la liberté dans l’histoire allemande.
Le Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme comporte les étapes suivantes :
SCHIRMECK
Mémorial de l’Alsace-Moselle
Retrace la complexité de l’histoire de l’Alsace-Moselle de 1870 à nos jours.
Partant du Mémorial, un sentier pédestre passe devant ce qui reste du camp de sécurité de Vorbruck-Schirmeck et mène au
Portail de la Mairie
Il a servi de portail au « camp de sécurité » de « Vorbruck-Schirmeck » (La Broque-Schirmeck) où étaient enfermés les opposants au régime nazi.
www.memorial-alsace-moselle.com
ROTHAU
Gare
Ici arrivaient les déportés acheminés vers le camp de concentration de « Natzweiler-Struthof ».
www.die-namen-der-nummern.de
Symboliquement c’est donc à Rothau qu’a eu lieu l’inauguration du “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme” le 10 juin 2006 en présence de nombreuses personnalités des deux rives du Rhin.
Aujourd’hui un sentier pédestre (marqué de la croix bleue) part de la gare et monte jusqu’à la chambre à gaz du Struthof. Il est émaillé de 7 plaques d’informations et de témoignages – fruit du travail des élèves de 3e du Collège Frison-Roche de La Broque. Une marche inaugurale, sous la conduite de Jean Villeret, ancien déporté du Struthof, a eu lieu le 8 juin 2006. Cette montée constitue une bonne introduction aux lieux de Mémoire et de ressources du KL Natzweiler-Struthof.
www.col-frison-roche-la-broque.ac-strasbourg.fr/chemin_memoire/table.html
SITE DE NATZWEILER- STRUTHOF
Camp : potence, ravin de la mort, four crématoire, fosse aux cendres, table de dissection, bloc cellulaire, musée du camp.
Chambre à gaz
Située en contrebas du camp, aménagée spécialement pour le gazage des détenus juifs devant constituer la future collection de squelettes du professeur HIRT et pour les expériences sur le phosgène du professeur BICKENBACH effectuées sur les Roms.
Carrière
Un kommando de 1000 déportés du camp y travaillait quotidiennement pour extraire le granit rose (destiné, à l’origine, à être utilisé pour la construction des monuments du IIIème Reich). Le site du Struthof a été choisi pour sa proximité avec cette carrière.
La sablière ou “petite carrière”est située au-dessus du camp en direction de la “grande” carrière: là ont été assassinés des détenus ne figurant sur aucun registre et destinés à disparaître sans trace.
Centre Européen du Résistant Déporté
Lieu de mémoire, d’information et de réflexion sur le système concentrationnaire nazi, inauguré le 3 novembre 2005.
www.struthof.fr
COTE 1002
Sur ce point culminant du sentier pédestre est érigée la « Pierre de la Mémoire »: les blocs couchés, de granit rose, proviennent de la carrière du Struthof et symbolisent l’Homme avili. Le roc dressé, de granit gris, est une figure de l’Homme debout.
Entre passé et futur… réflexion:
“Toi qui marches sur le sentier, libre et sans crainte, entends le message des pierres, mets-toi debout, deviens sentinelle, oeuvre à ce que, plus jamais, le vent dans les branches ne soit étouffé par la plainte des opprimés”.
LE HOHWALD
Fontaine dédiée à Haïdi HAUTVAL (1906-1988), originaire du Hohwald, médecin résistant, déportée par idéalisme à Auschwitz et Ravensbrück. Depuis 1993 une rue de Strasbourg porte son nom.
“Pense et agis selon les eaux claires de ton être”: cette devise gravée sur la fontaine caractérise l’engagement de ce médecin et doit inciter le visiteur au respect de chaque vie humaine. Elle exprime également l’éclairage que le Centre International d’Initiation aux Droits de l’Homme (CIDH) continue de donner aux textes à vocation européenne et universelle qui, en réaction aux horreurs du nazisme, affirment la dignité humaine. Tout être humain se doit de veiller à leur respect et à leur mise en pratique.
C’est dans cet esprit que le “Chemin de la Mémoire et des Droits de l’Homme” propose la connaissance du passé pour une construction éclairée du futur.
SAINTE CROIX AUX MINES
Actuel tunnel Maurice LEMAIRE
Initialement tunnel ferroviaire, transformé en usine souterraine pour l’armement par l’un des 70 kommandos extérieurs du camp de « Natzweiler-Struthof ». De 1943 à 1944, jusqu’à 2000 prisonniers y furent exploités.
SELESTAT
Centre international d’Initiation aux Droits de l’Homme (association)
Centre pédagogique de ressources : ouvrages thématiques et documents audiovisuels sur les dérives des idéologies politiques.
Bibliothèque d’ouvrages et de productions ciblée, centrée sur les Droits de l’Homme (jeux, dossiers, expositions, vidéos…).
Des activités pédagogiques autour des 2 expositions concernant le “Chemin” ont inspiré une diversité d’expression, comme, par exemple au printemps 2006 à la Cité scolaire de la Haute Bruche à Schirmeck, ce poème:
Fil invisible, fil indestructible
L’une française et l’autre allemande,
CDR
l’une toute jeune et l’autre moins,
Elles ont dit non
l’une grande savante,
l’autre frêle débutante,
l’une sage, l’autre fougueuse,
sans se connaître, toutes deux,
Elles ont dit non
l’une sage, l’autre frondeuse,
Sophie Allemande, Haïdi Française,
Hautval ici, Scholl là-bas
Elles ont dit non
de
chaque côté de la frontière,
et le Rhin pleurant au milieu
Avec l’esprit, avec le coeur,
Elles ont dit non
Avec leurs mots, avec leur corps,
par delà toutes les frontières,
Elles ont dit non !
Pénélopes de la liberté,
qui
déchirent les toiles ignobles
et tissent ensemble une toile de lumière
avec le fil invisible et indestructible
de la liberté…
Ce poème (traduit par Lucienne Schmitt) figure maintenant dans l’ouvrage allemand “Medizin gegen die Menschlichkeit”, Adelaïde HAUTVAL, Karl Dietz Verlag, Berlin, septembre 2008:
Unsichtbarer Faden, unzerstörbarer Faden
Die eine : Französin, die andere, Deutsche,
ROSENWILLER
Die eine ganz jung, weniger, die andere
Sie haben «Nein« gesagt.
Die eine, grosse Wissenschaftlerin, die andere kaum Studentin,
Die eine, weise, die andere ungestüm,
Sophie, Deutsche, Haïdi, Französin,
HAUTVAL hier, SCHOLL dort
“Nein”, haben sie gesagt
Auf beiden Seiten der Grenze,
Und der Rhein weinend in der Mitte.
Mit dem Geist, mit dem Herzen
haben sie “Nein“ gesagt.
Mit ihren Worten, mit ihrem Körper
über alle Grenzen hinweg
sagten Sie “Nein”
Penelopen der Freiheit
Die die schändlichen Gewebe zerreissen
und zusammen ein Gewebe des Lichtes weben
mit dem unsichtbaren und unzerstörbaren Faden
der Freiheit …
NDLR:
Sophie SCHOLL (1921-1943), jeune étudiante allemande, résistante, du groupe de « La Rose Blanche »
Haïdi HAUTVAL (1906-1988), médecin résistant français, déportée par solidarité à Auschwitz et Ravensbrück.
Dans ce cimetière juif créé au XIVème siècle, est érigé un monument à la mémoire de 174 victimes de 14 communes voisines, déportées durant l’occupation nazie.
STRASBOURG
Hôpital Civil Institut d’Anatomie Normale
Centre de recherches et d’enseignements. Pendant l’annexion, le professeur HIRT, de la « Reichsüniversität Straßburg » de 1941 à 1944 envisagea la création d’un musée d’anthropologie juive, destiné à exposer après la « Victoire Finale », la « race disparue du sous-homme juif » (comprenant squelettes, moulages de corps, empreintes de la tête, formules sanguines…).
Les restes des victimes gazées au Struthof entre le 11 et le 19 août 1943, ont été trouvés par les Alliés, le 1er décembre 1944, dans les cuves du sous-sol de l’Institut d’Anatomie.
www.die-namen-der-nummern.de
Cimetière juif de Cronenbourg
Près du monument à la mémoire des déportés morts dans les camps nazis, sont inhumés les restes des 86 victimes du Professeur HIRT. Depuis décembre 2005, une stèle commémorative dévoile leur identité, retrouvée par le docteur Hans Joachim LANG et révélée lors d’un colloque organisé par le Cercle Menachem Taffel, en 2003.”
www.die-namen-der-nummern.de
Pont de l’Europe
Square des Fusillés : Stèle en mémoire des membres de l’organisation résistante « Front de la Jeunesse d’Alsace » fusillés le 15 juillet 1943.
Jardin des deux rives : Stèles en mémoire de 29 résistants du réseau « Alliance » fusillés en novembre 1944.
KEHL
Pile du pont de l&